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La Chaire Raoul-Dandurand célèbre 20 ans d'études stratégiques et diplomatiques

ONU
Drapeau de l'ONU en Somalie. Les missions de paix et la résolution de conflits représentent l'un des grands domaines d'expertise de la Chaire Raoul-Dandurand.
Photo: ONU

Qui n'a jamais entendu parler de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques? Depuis 1996, les chercheurs de la chaire, qui célèbre cette année son 20e anniversaire, sont sur toutes les tribunes pour analyser l'actualité internationale, que ce soit la guerre du Kosovo, en 1998-1999, les attentats terroristes du 11 septembre 2001 ou l'invasion américaine de l'Irak, en 2003.

«À sa création, la Chaire regroupait quatre personnes: moi-même, le chercheur Rémi Hyppia, la directrice administrative Christine Scott et l'étudiant à la maîtrise Francisco-José Valiente», se souvient son fondateur et titulaire Charles-Philippe David, professeur au Département de science politique. Aujourd'hui, la Chaire Raoul-Dandurand abrite 36 chercheurs en résidence et est au centre d'un réseau international composé de 100 chercheurs.

Tout a commencé en 1995, au moment de la fermeture du Collège militaire royal de Saint-Jean sur Richelieu, où Charles-Philippe David enseigne depuis 1985. Le Collège militaire royal du Canada, de Kingston, offre au chercheur un poste de professeur qu'il refuse. «Je considérais important que le Québec, Montréal en particulier, conserve une expertise en études stratégiques, souligne Charles-Philippe David. C'était le message que j'avais livré dans une conférence au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) devant des représentants des directions universitaires au Québec.» Présent à cette conférence, le recteur de l'UQAM, Claude Corbo, désigne Céline St-Pierre, vice-rectrice à l'Enseignement et à la recherche, pour proposer au professeur de mettre sur pied une chaire de recherche dans un domaine de pointe. «Je serai toujours redevable à l'UQAM de m'avoir accueilli et d'avoir cru à ce projet», dit Charles-Philippe David

Charles Philippe DavidÀ l'automne 1995, le chercheur obtient un poste de professeur au Département de science politique et voit son projet de chaire approuvé. Mas pour que celui-ci se concrétise, il faut l'appui d'un partenaire financier. «Le ministère des Relations internationales du Québec (MRI), dont le titulaire était le vice-premier ministre Bernard Landry, avait accepté de verser 50 000 dollars, indique Charles-Philippe David. Le ministère est toujours un partenaire majeur de la Chaire, auquel se sont ajoutés Power Corporation du Canada, Téléglobe, la Fondation Marc Bourgie et d'autres.»

La nouvelle chaire, la première en sciences sociales à l'UQAM, devait aussi avoir un nom. Le professeur en science politique André Donneur suggère celui de l'avocat et homme politique canadien-français Raoul Dandurand, qui avait sombré dans l'oubli. Président de l'assemblée générale de la Société des nations, en 1925, il avait été le premier Canadien à la tête d'une grande organisation internationale. «Sa défense des minorités et de l'indépendance de la politique étrangère canadienne ainsi que sa conception de la résolution des conflits correspondaient à mes valeurs», dit Charles-Philippe David.

Il ne restait plus qu'à trouver quelqu'un pour présider le Conseil de direction de la chaire. «La personne de Claude Castonguay, ancien ministre libéral dans le gouvernement de Robert Bourassa, qui s'était battu pour sauver le Collège militaire de Saint-Jean et qui appuyait le projet de chaire, s'est imposée.»

Quatre axes de recherche

Au fil des ans, la Chaire a développé quatre grands domaines d'expertise portant sur la géopolitique, la résolution de conflits et les missions de paix, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord et les États-Unis. «Je souhaitais que la Chaire soit un projet rassembleur dans des domaines nouveaux, où le Québec n'était pas à la fine pointe de la recherche et du rayonnement», souligne Charles-Philippe David. Au milieu des années 1990, les questions stratégiques et de sécurité constituaient un champ de recherche relativement nouveau dans les universités québécoises. «L'importance d'étudier les questions militaires et les conflits armés était encore mal comprise, y compris à l'UQAM.»

Dès le printemps 1996, la Chaire organise un premier grand colloque sur les Casques blancs et l'intervention civile internationale. «Les gens se sentaient interpellés par la jonction entre le militaire et l'humanitaire, rappelle le professeur. J'avais proposé de reprendre l'idée, défendue par quelques pays et ONG, de créer un corps d'intervention civile internationale sous l'égide de l'ONU, capable de réagir rapidement, que l'on appellerait les Casques blancs.»

En 2002, la Chaire crée l'Observatoire de recherche sur les États-Unis. «Des collègues m'avaient demandé à la blague depuis quand je m'intéressais à l'astronomie? À l'époque, le concept de l'observatoire était nouveau au Québec. Selon des spécialistes américains, notre Observatoire est le meilleur centre d'études sur les États-Unis au Canada.»

La Chaire met sur pied un deuxième observatoire sur la géopolitique, en 2006, puis celui sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, en 2011. «Il s'agissait du premier regroupement universitaire francophone au pays voué à l'étude et à la diffusion de connaissances sur cette région du monde», observe Charles-Philippe David. Enfin, l'Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires, créé en 2005, est devenu en janvier dernier le Centre FrancoPaix en résolution des conflits et missions de paix grâce à une aide substantielle de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Contributions scientifiques

La Chaire a apporté de nombreuses contributions au développement des connaissances. «Nous avons produit plusieurs publications sur l'intervention civile internationale, contribuant à faire avancer le débat public autour de cet enjeu, dit le professeur. Les recherches d'Élisabeth Vallet et de son équipe sur les murs et les barrières en relations internationales ont permis d'imposer ce thème à l'échelle mondiale. Plusieurs publications prestigieuses, dont The Economist, ont fait écho à ces travaux. On doit aussi citer les études sur les réalités politiques, sociales et culturelles aux États-Unis. De nombreux ouvrages, réunis en trois collections, ont été publiés sur des sujets comme la présidence, le congrès, les élections et le conservatisme américain.»

Depuis ses débuts, la Chaire est aussi un lieu de formation et d'enseignement. Elle a contribué à former une nouvelle génération de spécialistes, dont font partie Frédérick Gagnon, professeur au Département de science politique, Élisabeth Vallet, professeure associée au Département de géographie, Julien Toureille, directeur adjoint de l'Observatoire sur les États-Unis, et plusieurs autres. «Parmi les étudiants et les jeunes chercheurs ayant travaillé avec nous, nombreux sont ceux qui ont obtenu des postes importants, souligne Charles-Philippe David. Je pense à Jean-Yves Racicot, chargé des relations canado-américaines au Conseil privé du Canada, à Francisco-José Valiente, analyste au ministère de la Citoyenneté du Québec, et à Nicolas Riendeau, adjoint du directeur de la TÉLUQ, Et je ne compte pas les nombreux stagiaires venus des États-Unis, d'Europe et d'Afrique.»

Vulgariser et diffuser

La Chaire s'est par ailleurs distinguée sur le plan de la diffusion des connaissances. Depuis 1996, elle a organisé 65 colloques et 350 conférences. Ses membres ont publié 800 monographies, 250 articles scientifiques, 500 articles dans les journaux et ont fait plus de 600 apparitions, chaque année, dans les médias. «Outre les études, les ouvrages et les articles scientifiques, les chercheurs consacrent du temps à la vulgarisation et à la transmission de connaissances sur la place publique pour montrer à la population que le savoir universitaire est utile à la société, note le titulaire de la chaire. C'est pourquoi ils répondent favorablement aux médias qui leur demandent une intervention éclairée. C'est également la raison pour laquelle nos colloques et conférences n'ont jamais été des événements réservés aux seuls spécialistes.»

Dans le même esprit, la Chaire joue un rôle d'expert-conseil pour certains ministères, pour des organisations actives sur la scène internationale et pour des entreprises publiques et privées. «La Chaire est en ce sens une sorte de think thank académique», observe Charles-Philippe David.

Indépendance d'esprit

Depuis le début, la Chaire s'autofinance et fonctionne aujourd'hui avec un budget d'environ 500 000 dollars. «C'est de l'argent que nous sommes allés chercher auprès de philanthropes et d'organisations des secteurs public et privé qui apprécient notre travail. Il ne provient pas de commandites, mais de dons versés à la Fondation de l'UQAM.»

Selon Charles-Philippe David, la chaire a démontré qu'il était possible de préserver l'indépendance d'esprit et la liberté de parole des chercheurs, tout en ayant une structure financière multipartenariale.

Le politologue se dit fier du travail accompli. «Malgré toutes les turbulences politiques, universitaires et financières, les fondations de la chaire sont solides, son budget demeure stable et sa mission est mieux comprise.»

Source: Claude Gauvreau | Actualités UQAM

Publié le 06/04/2016

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